Dimanche 5 avril 2009 7 05 04 2009 12:48

Réunion du 04/04/2009 

Motion 1

 

En lutte pour le retrait du projet gouvernemental !

La Coordination Nationale Formation Des Enseignants (CNFDE), réunie le samedi 4 avril 2009, constate que les ministres de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ont provoqué une désapprobation unanime des personnels de l’Éducation Nationale, de la recherche et de l’Université. Ces ministres se trouvent aujourd’hui face à un front uni de défiance, de désobéissance et de désaveu sans précédent.

La coordination confirme totalement les appréciations qu’elle a déjà portées sur les divers communiqués diffusés par les ministres de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à la fin du mois de mars : malgré quelques concessions tactiques, limitées à l’an prochain, le gouvernement maintient son projet de réforme de la formation des enseignants. Dans ce cadre, ses propositions récentes ne font qu’ajouter de la confusion et de l’incohérence. Les étudiants en sont les premières victimes. C’est inacceptable !

La coordination se réjouit des prises de position particulièrement vigoureuses de la Conférence des Directeurs d’IUFM (CDIUFM) en date du 2 avril, qui constate que « toutes les mesures annoncées depuis juin 2008 – souvent changeantes mais toujours éminemment compliquées – ont, entre autres, pour objectif, largement médiatisé, de mettre à mort les IUFM, [que] cet acharnement obsessionnel ne nuit pas seulement aux IUFM [et qu’] aujourd’hui, ce pouvoir de nuisance retombe sur les étudiants et sur toute la communauté universitaire. »

La coordination réitère les demandes qu’elle a soutenues dans un communiqué commun des coordinations, organisations syndicales d’enseignants, associations, sociétés savantes et mouvements pédagogiques en date du 4 avril intitulé Le temps presse. Le gouvernement doit en urgence retirer son projet de réforme et déclarer qu’il maintient intégralement les dispositifs actuels de recrutement, de formation et d’inscription aux concours. La confusion actuelle ne permet pas de mettre en œuvre sainement des procédures d’équivalence de master pour l’année 2008-2009. 

La coordination insiste tout particulièrement sur la nécessité de maintenir le dispositif actuel valable pour les PE2, PLC2, PLP2, CPE2, au bénéfice des lauréats des concours de 2010, soit l’année de formation en alternance rémunérée en tant que fonctionnaires-stagiaires, avec un nombre de postes aux concours maintenu à hauteur des besoins réels, au minimum au niveau de 2008.

Elle exige des engagements formels pour le maintien des IUFM en tant qu’écoles professionnelles à vocation académique et de leur potentiel de formation et de recherche. Elle demande que, conformément à l’engagement qu’il a pris devant les organisations syndicales, le ministère restitue tous les postes de BIATOSS et de formateurs de tout statut, qui ont été supprimés depuis septembre 2008 dans les IUFM.

Elle soutient par sa signature la lettre ouverte des sociétés savantes et des associations d’enseignants au ministre de l’éducation nationale et souligne la nécessité de prendre en compte, pour une formation de qualité des enseignants, les dimensions didactique, pédagogique et pratique de la formation.

La CNFDE continue à refuser toute mesure transitoire qui ne viserait qu’à enclencher insidieusement le processus de réforme. Elle se déclare disponible pour participer à toute réflexion sur la formation des enseignants, dès lors que le projet gouvernemental aura été retiré.

En coordination avec les autres acteurs du mouvement actuel au sein de l’Éducation Nationale et des universités, elle appelle à participer aux journées nationales de mobilisation, notamment le 8 avril et le 1er mai. Elle appelle à amplifier et à diversifier les actions, à les inscrire dans la durée. Elle appelle les personnels, les élus, les syndicats et les associations, les membres des différents instances à bloquer toute tentative de mise en œuvre du projet gouvernemental de réforme de la formation et du recrutement des enseignants.

Motion 2

La Coordination Nationale Formation Des Enseignants (CNFDE) appelle de ses vœux une concertation sur l’ensemble du dossier du R et de la  FDE. Mais le retrait du projet gouvernemental en est une condition préalable, quelle que soit la forme de cette concertation.

Autres décisions

 

I. Un groupe de travail est constitué pour concevoir un projet de publication (4 pages) à grande diffusion pour informer et alerter les enseignants, les étudiants, les parents d’élèves, les élus et l’opinion publique sur les dangers du projet gouvernemental de réforme de la formation des enseignants. La CNFDE souhaite que cette publication soit coélaborée, soutenue et diffusée par l’ensemble des signataires de l’appel « Le temps presse » en date du 4 avril.

Ce groupe de travail est formé de :

Michel Bernard, Sylvie Clabecq, Nicole Orthous, Jean-Paul Sauvage, Caroline Schreiber, Dominique Ulma.

Responsable : Sylvie Clabecq (IUFM Pays de Loire – Université de Nantes).

Les collègues qui souhaiteraient se joindre à cette équipe ou qui auraient des textes déjà construits à lui proposer peuvent prendre contact avec Sylvie :

***

II. Le secrétariat est renforcé par Elisabeth Nonnon, IUFM du Nord-Pas de Calais, Université d’Artois, et Josiane Hélayel, IUFM de Versailles, Université de Cergy-Pontoise.

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Dimanche 29 mars 2009 7 29 03 2009 23:11
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 03 2009 14:03

 

 

 

Un recul tactique… Mais la réforme est encore là.

Nous obtiendrons son retrait !

près avoir concédé, le 20 mars dernier, le maintien des concours dans leur forme actuelle en 2010,

M. Darcos et Mme Pécresse viennent d’annoncer que les étudiants titulaires d’une licence pourraient

s’inscrire aux formations actuelles PE1, PLC1, etc. à l’IUFM ou en master 1 à l’Université. Par là même,

le feu vert est donné aux inscriptions en 1

 

re année dans les IUFM, que 13 d’entre eux avaient déjà ouvertes.

Ainsi, en quelques jours, bien que Xavier Darcos ait déclaré qu’il ne serait pas « le ministre de l’hésitation

nationale », le gouvernement vient de céder à des demandes auxquelles il était resté sourd jusque-là. Les membres

des collectifs locaux d’enseignants-chercheurs, formateurs, stagiaires, étudiants et Biatoss, syndiqués et non

syndiqués, sont en droit d’y voir le résultat de leur action et de leur opiniâtreté.

Le gouvernement annonce aussi que la 1

 

re année de formation, pour les étudiants inscrits en IUFM, sera

validée comme 1

 

re année de master. Comme l’analysent plusieurs présidents d’université dans une déclaration du

27 mars, derrière ce qui peut apparaître comme une autre concession,

 

le gouvernement cherche en fait à

enclencher de façon irréversible le processus de réforme de la formation dès septembre 2009.

 

Or sur le fond,

son projet reste inchangé, il tourne toujours le dos à l’amélioration de la formation (voir encadré).

 

Au total, le recul est donc réel, mais le gouvernement reste déterminé à réaliser sa réforme.

C’est pourquoi nous demandons à nouveau le maintien intégral des modèles de formation actuels pour

l’année universitaire prochaine. Nous exigeons aussi l’accès aux formations actuelles rémunérées pour les

lauréats des concours de 2010.

 

 

Assises Nationales de la

formation

 

. Nous appuyons totalement cette proposition et invitons les présidents d’université à se concerter pour

engager ce processus démocratique de façon décentralisée, dans les UFR et les IUFM, puis au niveau académique.

Nous appelons les collectifs à se donner les moyens d’informer les personnels, les stagiaires et les étudiants.

Il s’agit de mesurer ensemble, exactement, la réalité des reculs obtenus. Nous les appelons à renforcer leur action

pour obtenir le retrait de la réforme actuelle et la convocation d’Assises Nationales.

 

Nous les invitons à organiser partout, le 31 mars, des cérémonies de non-remise des maquettes : pas

une seule maquette de master ne doit arriver chez Mme Pécresse, ni le 31 mars, ni après !

Nous les invitons à participer activement à la journée nationale intersyndicale du 2 avril : 1 000 manifs

pour l’éducation.

La coordination nationale de la formation des enseignants tiendra sa 3

 

e réunion le 4 avril à Paris.

Cette réforme c’est toujours…

 

La disparition de l’année de formation rémunérée après le concours, remplacée par une année dite de

« stage » où le débutant assumerait 2/3 du temps de classe (au lieu de 1/3 aujourd’hui).

 

En lieu et place de cette année essentielle pour la professionnalisation des enseignants, des stages

facultatifs au cours du master et limités à 108 heures par an.

 

Une année de M2 qui sera un ingérable fourre-tout : préparation du concours, enseignements non finalisés

par le concours, réalisation d’un mémoire de recherche et un éventuel stage en responsabilité.

 

Le risque de constituer un corps de précaires avec les reçus au master professionnel et collés au concours

(ou admissibles seulement).

 

Les épreuves de concours hybrides qui ne garantissent pas la maîtrise des connaissances disciplinaires…

La concurrence entre universités et l’inégalité territoriale. Etc.

 

Si on les laissait faire…

Le gouvernement veut toujours réaliser sa réforme alors que son projet est toujours aussi instable, flou et

contradictoire : qui voudrait le mettre en oeuvre manquerait des précisions indispensables sur les stages en M1 et en

M2, sur les concours et leur date (janvier et mai de M2 ou octobre et mai comme annoncé tout récemment ?), sur

l’année de stage, sur l'utilisation du potentiel de formation et de recherche des IUFM, sur l’organisation des

coopérations interuniversitaires, etc.

 

Concevoir des masters enseignement et les ouvrir en septembre dans de telles

conditions, ce serait grotesque !

 

Il n’y a que d’obscures officines privées qui s’y soient risquées.

Avec ces mesures,

 

 

les IUFM seraient particulièrement fragilisés : les étudiants visant une préparation au métier de

PLC s'inscriraient en M1 dans leur UFR, mais ils y resteraient naturellement en M2 (actuellement l’IUFM accueille les

PLC2 et organise leur formation). De la sorte, on aboutirait à réserver les IUFM aux formations des PE (moins ceux

que des universités concurrentes auraient réussi à « capter »), des PLP (moins ceux que…) et des CPE et l'on

institutionnaliserait la coupure entre 1

 

er et 2nd degré. Et si les IUFM ne participent pas ès qualité au suivi et à la

validation de l’année de stage, ils seront évincés de cette phase de la formation qui suivrait immédiatement le concours

et que le ministère appelle « continue ». Dès l’an prochain, avec la diminution des postes dans le premier degré, la

formation initiale PE2 et la formation continue associée seront amputées d’un tiers.

Certes, les deux ministres se sont engagés à maintenir durant l’année prochaine les moyens des IUFM et tous les sites

départementaux, mais

 

cet engagement n’a aucune fiabilité dans le cadre de l’autonomie des universités : celles qui

ont intégré un IUFM feront bien ce qu’elles voudront si elles n’ont plus d’usagers (étudiants et stagiaires) dans leurs

antennes décentralisées.

Les UFR, elles aussi, seraient fragilisées

 

 

Les personnels impliqués dans la formation des enseignants dans les UFR et dans les IUFM ne peuvent accepter

le marché que le gouvernement veut leur « placer » : « vous pouvez inscrire les étudiants à des préparations aux

concours actuels, mais laissez-moi démarrer la réforme ».

Pour les étudiants, ces annonces soulèvent beaucoup de questions :

 

Dans quelle formation s’inscriront-ils si l’université n’a pas ouvert de master enseignement, soit parce que, comme

la plupart des universités, elle a refusé de participer à la course à la médiocrité et n’a pas envoyé de maquette, soit

parce que sa maquette n’a pas été habilitée ?

 

Sur quels critères serait attribuée la reconnaissance de l'année de M1 en IUFM : concours blanc, contrôle continu,

mixte des deux ? Prendrait-on les stages en compte ? Sinon, est-il sérieux de parler de « master professionnel » ?

 

Il serait logique et juste que les PE1 et PLC1 qui réussiront les actuels concours de 2010, l’année suivante, soient

fonctionnaires-stagiaires et bénéficient des actuels plans de formation. Ce n’est pas ce que les ministères ont prévu.

Ils veulent recruter les lauréats des concours 2010 comme enseignants-stagiaires en 2011 sous réserve qu’ils aient

obtenu leur M2. Ainsi, un lauréat du concours 2010 collé au master perdrait le bénéfice de son concours ! Quant à

ceux qui seraient recrutés comme fonctionnaires-stagiaires, ils auraient un service à 2/3 temps au lieu de 1/3

aujourd’hui.

 

Les étudiants inscrits en IUFM en septembre 2009 pourraient-ils poursuivre en M2 en IUFM ? Dans quel master,

alors qu’ils n’existent pas encore ? Et avec quelle articulation entre M1 et M2 ?

 

Pour ceux qui auraient le M1 et échoueraient au concours ensuite, leur proposerait-on simplement de redoubler ou

de passer le concours en M2 ?

 

Et les lauréats qui se seraient inscrits comme candidats « libres » (cette catégorie est nombreuse), seraient-ils mis

directement sur le terrain pour leur année de « stage » ? Etc.

En outre,

 

la question du financement des études est toujours au point mort : la proposition la plus conséquente

reste la priorité dans l’accès à des emplois d’aide-éducateurs. Le ministère croit-il toujours que ces étudiants pourront

se consacrer pleinement à leur mission dans les établissements scolaires et à leur formation ?

Enfin, si les universitaires des UFR et des IUFM participaient à ce processus, ils seraient conduits à se

jeter dans une concurrence perverse, qu'ils ont refusée jusqu'ici avec force.

Nous avons agi depuis des mois contre cette réforme. Nous apprécions nos premiers succès, mais nous

ne nous laisserons pas étourdir par le chant des sirènes : ce recul ne peut pas nous suffire !

Nous obtiendrons le retrait de la réforme et la convocation d’Assises Nationales !

: le siphonnage des masters recherche s’amorcerait dès la prochaine rentrée.Comme l’y invitent plusieurs présidents d’université, le gouvernement doit

ouvrir sans plus attendre la réflexion sur la formation, les concours et le financement des études avec toutes les

parties prenantes, en prenant le temps nécessaire. La CDIUFM demande la tenue d'

 

Par sankadream - Publié dans : revues de presse
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Samedi 28 mars 2009 6 28 03 2009 14:04
Vous connaissez « le loup et les 7 cabris » ? C’est l’album que mes CP lisent et je trouve que cette histoire ressemble étrangement à ce qui nous arrive avec la réforme formation… Une version frères Grimm du cheval de Troie…
Il y a une semaine, on en était aux cabris qui ne voulaient pas ouvrir la porte, informés du danger.
 Mais ensuite, le loup, malin, a montré voix douce (concours maintenu, zeste de stage, sourire aux maîtres formateurs…). Les cabris, tentés mais pas si naïfs quand même, n’ouvrent toujours pas la porte. Alors, le loup, qui a de la suite dans les idées, montre patte blanche (inscription dans les iufm…).
ET LA PORTE S’OUVRE !
J’espère tout de même que l’histoire va bien se terminer, et qu’on va pouvoir tuer la réforme, chacun contribuant à la truffer de pierres et qu’au bout du compte, elle va se noyer au fond du puits !
Parce qu’il y a deux analyses possibles à ce qui a été obtenu, analyses d’ailleurs pas forcément divergentes :
1 . Grâce à nos mobilisations, le gouvernement recule : la lutte a payé. Dans ce cas, il faut continuer car ce que l’on a obtenu est une avancée, certes, mais insuffisante : la réforme de la mastérisation se fera si on ne reste pas mobilisé.
2. Le gouvernement a parfaitement œuvré pour essayer de nous coincer en nous concédant quelques miettes, de façon à briser la contestation.
Dans ce cas, il faut continuer à dire haut et fort que l’on ne peut accepter cette manipulation.

Il y a un point commun à ces deux analyses, c’est que le gouvernement profite largement de nos hésitations, de nos divisions. Ne payons pas le prix d’une incapacité à avoir un front syndical face à ces réformes.

Donc, continuons à œuvrer pour une convergence de nos revendications, à tous les niveaux.
Ce qui est unitaire, c’est la base de nos mentions, sur lesquelles il faut s’arque bouter coûte que coûte : Pas de mesures transitoires Retrait de la réforme Des Etats Généraux de la formation Parce que, au bout du compte, ce sur quoi nous nous battons depuis le début va se mettre en place si nous ne réagissons pas MAINTENANT. Une formation de bric et de broc ficelée à la va vite, mettant en concurrence universités, iufm et j’en passe…

Une formation professionnelle et disciplinaire plus qu’à la baisse… Un ersatz de dispositif de stages, formant de fait très peu les futurs enseignants… Une remise en cause à terme du statut de fonctionnaire stagiaire, rémunéré… Avec, pour couronner le tout, un référentiel de compétences qui transforme en profondeur la culture et les ambitions de l’école, avec une idéologie de l’individualisme Sans oublier la pagaille savamment orchestrée entre les M1 qui …, les M2 qui …, les lauréats qui …, les candidats libres qui …, avec des équivalences ou non qui… avec le concours qui… où, quand… ?
 Et les reçus-collés qui alimenteront de fait, à plus ou moins brève échéance, un vivier fort intéressant de précaires de l’éducation.
Je sais que j’en oublie dans ce répertoire à la Prévert, mais vous pouvez remplir vous-même les cases manquantes, pardon, les casses manquants !
Il faut donc continuer nos actions : faire barrage à la remontée des maquettes, faire de l’ultimatum du 31 mars une journée forte de mobilisation : « Nous ne sommes pas dupes ! » et du 2 avril une journée de convergence avec parents et enseignants : « Tous ensemble, non ! »

Et se revoir pour réaffirmer notre refus de la « mastérisation » qui, sinon, se fera en douce, une fois que l’on sera rentré dans les rangs… l’année suivante. Donc, coordination nationale FDE samedi 4/04 ? Pour ne pas tomber dans le piège qui nous est tendu : ne nous laissons pas berner par la voix douce et la patte blanche… fermons la porte et truffons la réforme de pierres pour qu’elle tombe au fonds du puits ! Nous sommes encore en position de force ! On peut et on va gagner !

Ensemble ! Sylvie Clabecq, PEMF Nantes
Par sankadream - Publié dans : revues de presse
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Vendredi 27 mars 2009 5 27 03 2009 19:55

PARIS (AFP) — Le mouvement universitaire, qui a moins mobilisé cette semaine, prépare une nouvelle journée d'actions jeudi 2 avril, tandis que le gouvernement amende ses réformes et que les présidents d'universités demandent désormais la reprise des cours.

En cours depuis deux mois, la mobilisation universitaire a marqué le pas mardi dernier, avec 10.000 à 23.000 manifestants selon les sources et particulièrement peu en province.

Pour autant, la coordination nationale des universités ainsi qu'une intersyndicale (FSU, CGT, Solidaires, FO, Sauvons l'université, Sauvons la recherche et l'Unef) appellent à une nouvelle journée de manifestations jeudi, neuvième semaine du mouvement.

Objectif: la "défense du service public de l'éducation, de la maternelle à l'université".

Appelle aussi à ce rendez-vous, "après l'école ou le travail", un large collectif, "L'Education est notre avenir", qui regroupe des syndicats enseignants (dont ceux du primaire, des collèges et lycées), des organisations lycéennes, des parents d'élèves et des associations pédagogiques.

L'idée : avoir "1.000 manifestations et rassemblements devant les établissements scolaires, les universités et sur les places publiques", pour protester notamment contre les suppressions de postes dans l'Education.

Des actions médiatiques, qui caractérisent le mouvement universitaire depuis son début le 2 février - cours hors les murs, lectures publiques, rondes, etc. - sont encore prévues.

Sans oublier des occupations - comme le CNRS ou des bâtiments de la Sorbonne jeudi - ou les blocages d'universités qui pourraient se poursuivre. Le collectif Sauvons l'université et le gouvernement estiment tous deux que le mouvement se "radicalise".

Pourtant, le gouvernement continue d'amender certains points de ses réformes, voire de reculer.

Mercredi, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, a amendé son projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs (sur les promotions, les heures supplémentaires, etc.), obtenant l'aval par 17 voix sur 30 d'un comité consultatif composé à parité de l'administration et des syndicats.

S'il reste contesté - le Snesup-FSU, principal syndicat, et FO ont quitté les discussions, tandis que la coordination nationale des universités le rejette toujours - , ce texte devrait être celui transmis en Conseil d'Etat.

Après ces "évolutions" sur une réforme à l'origine de la fronde dans les universités, leurs présidents ont appelé à "reprendre les cours" dans les établissements perturbés.

Sur une autre réforme contestée, celle de la formation et du recrutement des enseignants des écoles, collèges et lycées, le gouvernement a cédé vendredi sur un nouveau point: Mme Pécresse et Xavier Darcos, ministre de l'Education, ont accepté le maintien pour 2009-2010 du dispositif actuel d'inscription à la préparation des concours.

Les étudiants peuvent donc encore cette année s'inscrire en première année d'IUFM (Instituts de formation des maîtres) et cette première année permettra d'avoir une équivalence en master 1.

La réforme prévoyait initialement que la formation des futurs enseignants soit confiée dès la rentrée prochaine aux universités et non plus aux IUFM.

Pour 2010-2011, les discussions semblent ouvertes sur plusieurs sujets (contenu des concours, calendrier, etc). De sorte que la FSU a parlé de "recul" et de "remise à plat du dispositif tel qu'il était envisagé" auparavant. Pour le Sgen-CFDT, le gouvernement a "sagement repoussé tout ce qui était impossible à mettre en place".

Par sankadream - Publié dans : revues de presse
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